Latest Entries »

Votre raison et votre passion sont le gouvernail et les voiles de votre âme navigante. 

Si votre raison venait à se briser ou votre passion à se déchirer, vous ne seriez qu’un navire emporté au gré des vents et des courants, ou à jamais ancré entre ciel et mer. 

Car la raison, régnant seule, bride tout élan ; et la passion, livrée à elle-même, s’embrase et se consume tout feu tout flamme jusqu’à ce qu’elle se réduise en cendres.

Khalil Gibran

Publicités

J’envie les nuages, légers et inconsistants.

Ils se contentent de se faire et de se défaire, et aller, au gré du vent, à travers le ciel et le monde… sans se poser de questions…

Toutes les fois où j’ai souhaité être, être vraiment moi, sans faux-semblants, sans concession… finalement, être, c’est en soi déjà le problème.

Avoir une conscience, avoir la conscience du temps qui passe, de tout ce qui est perdu à jamais, la conscience de ne pas être parfait, d’être perfectible et ce sentiment de ne pas y parvenir.

Savoir que tout dans ce monde, ou presque, nous oblige à nous tester en permanence, nous remettre en question, et trouver si peu de moments où l’on peut se sentir bien, en adéquation avec soi-même et son environnement.

Le mouvement, c’est le déséquilibre, la vie c’est pareil. Vivre, c’est être en déséquilibre permanent, passer son temps à se raccrocher à ce que l’on peut, tomber parfois, et même se faire mal, puis se relever pour continuer, jusqu’à la fin, jusqu’à ce que cela ne soit plus possible.

Quand on recherche la stabilité et qu’on l’obtient, cela ne peut être que pour un court moment, surtout dans une société où tout va de plus en plus vite, elle-même posée dans un monde qui se dégrade et se renouvelle sans cesse. La stabilité est illusoire, il faut composer entre son environnement physique, son environnement culturel (et toutes les lois qui en découlent et qui se superposent aux lois de la Nature), et avec soi-même (qui on est, ce qu’il y a au fond de nous qui nous amène à évoluer et changer, le fait que notre propre corps évolue lui aussi et se dégrade).

Composer avec tout cela, c’est sauter de nids-de-poule en précipices – certaines choses paraissent naturelles et évidentes, d’autres nous obligent à puiser au fond de nous les forces nécessaires pour évoluer, grandir et faire face, encore et encore… autant que possible…

Encore un être aimé qui s’en va… ce n’était qu’un chat, pour certains. Cela fait toujours mal, pourtant. Les chiens, les chats, sont là, on ne pense pas au moment fatidique où il faut faire ses adieux. Cela arrive toujours trop tôt, on sait que leur vie est toujours plus courte que la notre (sauf accident)…

Cela fait un habitant de moins dans nos vies. Une page de tournée (quand cela fait 10 ou 15 ans que l’on cohabite), on se rappelle de la petite boule de poils que c’était. On voit arriver l’adulte puis le papy… et puis c’est fini… comme ça.

Je n’arrête pas de me demander quand viendra mon tour, quand est-ce que je pourrais partir sans avoir à faire d’adieux ?

le chemin

J’aime beaucoup les nuages. Ils me font rêver – je vous en ai déjà parlé…

Mais j’aime aussi les éclats vifs qui papillonnent sur la mer, en traçant une route de lumière vers l’horizon.

Chemin éclatant le jour, plus mystérieux et féérique les nuits de pleine lune…

Je me dis que, quand viendra l’heure pour moi de quitter ce monde, c’est peut-être ce chemin là que j’emprunterais pour rejoindre mes ancêtres.

Je l’espère. C’est tellement joli…

Je n’arrête pas de gamberger. En permanence.

 

Sur mes souvenirs, du passé plus ou moins lointain, des souvenirs heureux et d’autres moins heureux.

 

Je ressasse ma situation actuelle, que je ne trouve pas satisfaisante.

 

J’appréhende le futur. Tout le temps.

 

En ce moment, j’essaye de me plonger dans mes souvenirs les plus lointains, les années 70 quand j’étais une toute petite fille. Il me reste des bribes de souvenirs de cette époque. Malgré la maladie, les médicaments, les piqûres régulières – dont je n’ai pas vraiment de souvenirs – j’essaye surtout de me rappeler Cherbourg et la pêche à l’épuisette, dans les trous d’eau à marée basse. Je suivais ma grande sœur entre les rochers de la plage, dans le sable mouillé qui aspirait les pieds, à la recherche de petites crevettes translucides et de brelins…

 

La fois, où, avec Mamie, nous nous étions arrêtées à une station essence, pour avoir de l’antésite… ce n’était pas si bon que ça, mais c’était un truc à la mode, ça ne coûtait rien et ça changeait de l’eau ordinaire (à une époque où on n’avait pas encore goûté le coca et autres cochonneries, il me semble, ou si peu).

 

Les promenades avec mes grands-parents maternels. Je ne sais plus si c’était une zone naturelle près de la ville ou un parc sauvage – toujours est-il que depuis de nombreuses années, cet endroit a été transformé en un véritable parc de balade – secteur arasé, chemins cimentés, gazon ras et petits arbustes qui ne protègent pas du cagnard en plein été… rien à voir avec ces creux et ces bosses de verdure piquetés de pâquerettes et de pissenlits, qui pour autant que je me souvienne, étaient nettement plus intéressants à parcourir pour un enfant…

 

Juste courir, en jupette et sandalettes, sans me soucier de savoir à quoi je ressemblais, avec mon centre de gravité d’enfant qui faisait que j’étais un peu plus à l’aise pour bouger et m’amuser… M’allonger dans l’herbe et regarder les nuages passer, leur trouver une forme connue, à coup sûr, rêver « à plus tard, quand je serai grande… ».

 

Je me souviens des gros nuages blancs, pommelés, que les météorologues appellent « cumulo nimbus ». Je ne le savais pas à l’époque, mais je m’imaginais pouvoir croquer un bout de ces nuages pour voir s’ils étaient faits de sucre, ou d’œufs en neige, comme les meringues…

 

Ou encore, je rêvais de pouvoir m’envoler dans les cieux, ne serait-ce que pour me poser sur l’un d’eux, et regarder le monde entier d’en haut, le parcourir,  et contempler le spectacle des « gloires », ces rayons de soleil qui percent les nuages et illuminent un point précis du paysage quand tout le reste est assombri…

 

Les heures passées, sans que je m’en rende compte, à dessiner, faire et défaire des puzzles qui faisaient vagabonder mon imagination… essayer de copier ma grande sœur, quand elle dessinait une île paradisiaque avec son cortège de fleurettes multicolores,  croire que ma vie, même en vieillissant, serait faite de rose, de couleurs fluo, et de trucs de filles… (Paillettes, petits cœurs,…).

 

 

Quand tout était possible…

 

 

sucre glace en neige

Des news…

Voilà plus de deux ans que je n’avais pas écrit dans ce blog…

Il s’en est passé des choses depuis, des biens, des moins biens…

En relisant mes articles, je me rends compte du chemin parcouru, je me sens toujours aussi incomplète qu’avant, pas aboutie, mais de manière différente.

J’ai l’envie de faire bouger certaines choses aussi, j’espère bien y arriver… peut-être que je me laisserais à nouveau engloutir par cette force d’inertie qui me caractérise habituellement et qui me bouffe la vie, ce « à quoi bon ? » que j’aimerais dégager définitivement de mes pensées et réussir enfin à réaliser tous les projets dont je rêve depuis des années…

C’est dingue ça, de se rendre compte que l’on est soi-même son pire ennemi… je vais faire mon possible pour ne pas me décevoir à nouveau…

Traditionnellement

Je souhaite que cette nouvelle année soit porteuse de paix et d’amour,
de beaucoup d’espoir aussi…

Heartbeat by Broove

Je reviens rapidement et furtivement pour mettre ce lien :
 
 
J’avais entendu cet air sur un jeu, et profondément touchée par la musique, je me suis mise à la recherche du titre et de l’auteur… j’ai fini par trouver ce clip d’animation à la réalisation et au thème très délicats…
 
Et j’ai envie de partager cette découverte car, quand je l’écoute, je me sens portée par la musique… celle-ci m’évoque à la fois la nostalgie du passé avec ses regrets et une certaine urgence à courir après nos rêves pour les réaliser avant qu’ils ne s’envolent définitivement…
 
Quand je l’écoute, j’oublie tout ce qui a pu me mettre en colère, m’a énervée, déçue, et je n’ai qu’une envie, c’est de mettre plus d’amour et de lumière dans ma vie…
 

 

Je rêve de passer une,
Ou plusieurs,
Nuits dans le désert,
Seule face aux éléments,
Face à moi-même.

Faire un vide salutaire
Et me débarrasser des scories
Que l’on emmagasine chaque jour
A cause du stress et des contraintes
De la société.

Remplir mon esprit du silence habité du désert,
Et mes yeux de l’infini étoilé

Que l’on ne voit plus dans les cités la nuit.

Remplir mon âme des multiples visages de la Nature,
Et revenir.

Blue blue day

 

Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie,

Je veux savoir à quoi tu aspires,

Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.

 

Je ne m’intéresse pas à ton âge.

Je veux savoir, si pour la quête de l’amour et de tes rêves,

Pour l’aventure de te sentir vivre,

Tu prendras le risque d’être considéré comme fou.

 

Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune.

Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance,

Si les trahisons vécues t’ont ouvert,

Ou si tu t’es fané et renfermé par crainte de blessures ultérieures.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne,

Sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne,

Si tu oses danser, envahi par l’extase jusqu’au bout des doigts et des orteils

Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

 

Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes.

Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même,

Si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

 

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance.

Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres

Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté.

 

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien,

Et malgré cela, rester debout au bord du lac

Et crier : "Oui!" au disque argenté de la lune.

 

Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu as.

Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir,

Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

 

Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici.

Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

 

Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui.

Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur, lorsque tout le reste s’écroule.

 

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même,

Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.

 

Oriah Moutain Dreamer (an Indian Elder)